La décision de la Région Auvergne-Rhône-Alpes de mettre fin à son soutien à RéSolution marque un tournant préoccupant pour l’ensemble des Ressourceries du territoire.
Jusqu’ici, RéSolution jouait un rôle structurant : coordination du réseau régional, accompagnement des structures, mais aussi collecte et traitement des données pour l’Observatoire régional de l’économie circulaire (ORDEC).
Aujourd’hui, ce travail, essentiel pour valoriser l’impact du réemploi, est demandé directement aux Ressourceries, sans moyens supplémentaires.
Soyons clairs : on transfère une charge de travail importante, sans en donner les ressources.
Un impact bien réel
Derrière cette décision, ce sont :
- 63 structures accompagnées
- plus de 1 700 salariés
- près de 1 000 bénévoles
qui participent chaque jour à une économie locale, sociale et non délocalisable.
Le réemploi solidaire n’est pas un “bonus écologique”.
C’est un levier concret :
- pour l’emploi local
- pour la réduction des déchets
- pour une économie plus résiliente
À titre d’exemple, 10 000 tonnes de matières traitées dans le réemploi solidaire génèrent 850 emplois, contre seulement 11 pour le recyclage.
Un risque pour toute la filière
L’arrêt de ce soutien fragilise directement :
- le suivi et la valorisation des données du secteur
- l’accompagnement des structures existantes
- le développement de nouvelles Ressourceries sur le territoire
Et à court terme, cela ralentit la dynamique collective pourtant engagée depuis plusieurs années.
Et maintenant ?
RéSolution appelle la Région à rouvrir le dialogue pour trouver des solutions de soutien durables, cohérentes avec les enjeux économiques, sociaux et environnementaux.
👉 Vous pouvez consulter le courrier adressé à la Région ici